Enfance

Faire son intéressant

On reproche souvent à ses enfants (ou à des plus grands) d’essayer de faire leur intéressant. Autrement dit se faire remarquer.

Encore autrement dit, obtenir de la reconnaissance.

Bobo

Quand un enfant se fait un bobo, il a souvent tendance à pleurer longtemps. Trop longtemps au goût de ses parents qui trouve rapidement que l’enfant fait du cinéma et que celà ne vaut pas le coût de pleurer autant pour un si petit bobo.

Sauf que quand l’enfant pleure, c’est certes parce qu’il a mal mais aussi en grande partie pour faire reconnaître qu’il a vraiment un bobo. Et que contrairement à ce que ses parents lui disent, son bobo n’est pas petit.

Du coup en général, quand on s’occupe de lui et qu’on couvre le bobo d’un pansement bien voyant, ca va vite mieux.

Les têtes brûlées

Je ne parle pas de la série américaines sur une escadrille de pilotes anticonformistes diffusée fin des années 70, mais des petits bonbons (fabriqués en France) qui t’arrache la tête.
Ces bonbons épicés qui promettent des sensations intenses et une expérience de consommation inédites aux enfants.

Je pense qu’on sera tous d’accord pour dire que les enfants ne les mangent pas pour le plaisir d’avoir la bouche en feu, mais bien pour remplir leur besoin de reconnaissance en montrant qu’ils en sont capables.

Le jeu du petit toutou

Dans le même esprit que le post sur les jeux de rôle de princesses et cow-boy, j’ai remarqué que mes filles jouaient souvent ces derniers temps au jeu du petit toutou.

Le principe : l’une fait le maître du toutou et l’autre le toutou.
Le but : le toutou fait ce que le maître demande (chercher la balle, faire le beau…) et obtenir en retour des mots (oh le bon toutou !!) et des caresses pleins de reconnaissance.

Kinder surprise

L’autre jour j’étais seul avec une de mes 2 filles à la maison. Après le repas je lui propose un Kinder Surprise car je sais qu’elle aime ça.

Sauf que ce soir là j’ai compris que ça, ce n’était ni le chocolat (qui est souvent même pas fini), ni le jouet (qui remplit direct les tiroirs pleins sans plus en sortir). Non le ça qu’elle aime bien c’est le moment de découverte du cadeau. Le fameux regardes ce que j’ai eu hyper valorisant puisque quelqu’un a pris le temps d’acheter quelque chose à moi.

Et c’est pour celà que ce soir là, alors qu’on était que tous les deux, elle m’a dit : non papa, je le veux pas, je préfère l’ouvrir quand me soeur est là. Comme ça on verra qui a le plus joli cadeau.

Les accords toltèques

Ce livre publié en 1997 par Don Miguel Ruiz commence par un gros focus sur ce qui’il appelle la domestication.

Il y explique que durant notre enfance, nous avons appris comment nous comporter en société : que croire et ne pas croire, ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas, ce qui est bon et ce qui est mauvais, ce qui est beau et ce qui est laid, ce qui est juste et ce qui est faux.
En gros on a construit notre système de croyances.

Ce dernier nous a été notamment inculqué par nos parents grâce au levier du besoin de reconnaissance. Comme je l’expliquais dans d’autres post sur l’enfance, lorsque l’on est enfant, on se dispute toujours l’attention de nos parents. Et pour la capter le plus possible on essaye de se conformer aux comportements qu’ils attendent de nous.

Et malheureusement, souvent nous nous sommes du coup mis a faire semblant d’être quelqu’un que nous ne sommes pas vraiment, juste, pour faire plaisir aux autres, juste pour paraître assez bien à leurs yeux, juste pour obtenir leur reconnaissance.
Allant d’ailleurs parfois jusqu’à prétendre être quelqu’un ou mentir par peur d’être rejeté (non reconnu).

Cache cache

Vous avez déjà observé des enfants jouer à cache cache ? Que dit en général le dernier enfant trouvé ? => J’étais bien caché hein ?

Pour moi le vrai objectif du jeu de cache cache est de prouver qu’on est meilleur que les autres en recherche de cachette. Et d’obtenir de la reconnaissance pour celà.

Jamais de cadeaux à la fête des pères

Le vendredi soir, au retour de l’école, mes filles sont en général incapables d’attendre le dimanche pour me donner le cadeau qu’elles ont construit avec leurs petites mains.

Le besoin de me montrer ce qu’elles ont fait (et surtout d’entendre dans la foulée mes mots pleins de reconnaissance) est bien trop fort pour attendre 2 jours de plus.

Je veux que tu joues avec moi

Souvent, les armoires des enfants sont pleines de jeux comme évoqué dans un autre article. Et on s’imagine du coup logiquement que l’enfant en question a de quoi s’occuper.
Sauf que dans s’occuper, il y a se. Genre tout seul, sans interactions avec d’autres.

Sympa 5 minutes mais très vite on remarque que l’enfant souhaites qu’on joue avec lui. Pas forcément parce que s’est mieux de jouer avec papa, maman ou la grande soeur. Mais parce qu’en prenant le temps de le faire on donne à l’enfant de l’importance.

Les armoires sont pleines

Le constat est le même dans beaucoup de familles. Les armoires à jouet des enfants sont pleines, souvent proportionnellement à la taille de la famille.

Malgré les invectives des parents à l’approche de Noël ou des anniversaires (Ne les gâtez pas trop !) les mamies, marraines et amis ont en effet tendance à offrir beaucoup de cadeaux.

Et leur but n’est pas combler un manque chez l’enfant (ses armoires sont pleines, il a de quoi jouer !). L’objectif est bien de combler leur besoin de reconnaissance à eux en montrant qu’ils sont de bonnes mamies, marraines, amis.

Donc même si l’armoire est pleine, ils continueront.


Et les enfants continueront à pouvoir eux aller chercher de la reconnaissance grâce à celà, en mode regarde ce que j’ai eu.