Loisirs

1/2 milliard pour Sorare

Cette startup française vient de lever 560 millions d’€ pour développer encore un plus son activité.

Et son actvité, c’est la version digitale des fameuses vignettes de footballeur Panini à collectionner. Un jeu où le but s’est d’acheter ou collectionner les cartes les plus fortes et les plus rares. Le but étant d’avant une meilleure équipe que ses copains (et de le faire savoir).

Exactement comme dans FUT.

Coup de poing forain

Vous savez ces machines qu’on trouve un peu partout dans les fêtes foraines en France ? Du 100% besoin de reconnaissance 🙂

Apprendre à nager

Un peu comme pour l’apprentissage du vélo, ma deuxième fille a réussi à se lancer dans le grand bain non pas pour se débarasser de ses flotteurs gênants, mais bien pour prouver aux autres qu’elle en était capable.

A chaque arrivée de l’autre du bassin elle multipliait fièrement les tu as vu hein ? Et à peine sortie il fallait qu’on envoie un texto à papi pour lui dire.

Dérapage

Hier alors qu’on faisait une pause sur un parking en gravillon, un homme à surgit en vélo et a fait un dérapage contrôlé juste devant nous.
Une figure totalement inutile (il aurait pu tout simplement freiner), totalement dictée par le besoin de reconnaissance. Il avait envie qu’on le remarque et qu’on reconnaisse sa maîtrise du vélo.

Ca m’a aussi fait pensé à quand j’étais enfant et qu’il y avait toujours un camarade dans la bande pour signer son arrivée avec un beau petit dérapage, idéalement le plus près possible du nous.

Même manifestation d’ailleurs du besoin de reconnaissance quand des jeunes font des rodéos en voiture dans la rue en faisant crisser les pneus le plus fort possible.

La corrida

Ca fait bien longtemps que les Matador ne rentre plus dans les arènes car ils y sont obligés. Ni même pour avoir comme récompense une partie de la viande du taureau qu’ils tuent.

Non les matador, rentre dans l’arène et assassine des valeureux taureaux uniquement pour obtenir la reconnaissance du public, des afficionados.

Leur reconnaissance se manifeste par un secouage de mouchoirs blancs voir un envoi de bouquets. Suite à quoi, si la qualité du spectacle a été au rendez-vous et le courage du matador reconnu, ce dernier se voit remettre 1 ou 2 oreilles, voire la queue, du taureau.

Le monde associatif

Pour moi, le fonctionnement du monde associatif est totalement basé sur le besoin de reconnaissance.
Le bénévolat n’apportant par définition pas d’argent, derrière des prétextes d’entraide, de don de soi ou de partage c’est de la quête de reconnaissance que motivent les gens qui font du bénévolat dans des associations.

Pour être précis, je pense qu’ils viennent chercher majoritairement deux types de reconnaissance.

  • être utile : soutien aux malades, nettoyage de plages, don financier…
  • être connu : faire le service au bar du club, être invité dans des réunions importantes, avoir un statut de président

Et comme malheureusement cette reconnaissance n’est pas toujours au rendez-vous, bah le nombre de bénévoles diminue.

Sauter de la falaise

Pendant mes vacances j’ai eu la chance de pouvoir me baigner dans des calanques. J’ai pu y observer des dizaines de jeunes grimper sur les parois rocheuses et sauter dans l’eau du plus haut possible.

Il le faisait car les copains (et les copines, encore plus motivant) les regardaient d’en bas en scandant leur nom et en les encourageant.

Et une fois dans l’eau, ils avaient comme gagné un statut.

Le rodéo

Vous voyez autre chose que le besoin de reconnaissance qui peut pousser un homme à monter sur une taureau en furie ?

Et d’ailleurs c’est la même mécanique que vous regardez les enfants monter sur les taureaux mécaniques avec la maman qui filme fièrement et qui encourage son fiston !

Sauter à l’élastique

Pour moi le principal facteur de motivation de quelqu’un qui va sauter à l’élastique c’est le besoin de reconnaissance.

Il n’y gagne pas d’argent (il en dépense même). Le plaisir est extrêmement court. Franchement à part la reconnaissance obtenue car on l’a fait, je vois pas.

Vous connaissez beaucoup de gens qui sont allés sauter à l’élastique sans embarquer personne qui puisse regarder l’exploit et en attester ?

Ou alors, comme pour le saut en parachute, ils ont pris l’option vidéo.

L’influence du contexte

J’ai récemment lu le livre Hooked qui explique comment créer des produits ou services qui créé des habitudes (je l’ai résumé ici).

A un moment donné, l’auteur parle d’une expérience qui m’a fait pensé au besoin de reconnaissance. Elle a été menée il y a quelques années avec un violoniste talentueux habitué à remplir des grandes salles de concert prestigieuses pour lesquelles les gens payent plusieurs dizaines d’euros la place. Ce dernier a joué anonymement dans le métro …et n’a récolté que quelques pièces de monnaie.
De là à en déduire que les gens ne payaient pas réellement pour écouter le violoniste mais plus pour la reconnaissance apportée par le fait d’aller à se concert prestigieux (et de le raconter), il n y a qu’un grand pas que je vous laisse le soin de franchir ou non.

Cette même influence du contexte se constate quand on vous fait goûter à l’aveugle deux vins similaires, mais avec des étiquettes et (surtout) des prix différents. Dans la majorité des cas, le plus cher sera considéré comme meilleur par les goûteurs aux yeux bandés.
Une espèce d’auto valorisation interne de votre palais influencé par votre perception : moi je préfère les vins chers messieurs, j’ai plus l’habitude !