Voyages

La ligne de Karman

Elle correspond à l’altitude approximative où la densité de l’air devient si faible, que l’ordre de grandeur de la vitesse de vol, devenue nécessaire pour sustenter un aéronef, est égale à la vitesse orbitale, suffisante pour permettre à un satellite d’orbiter.
En résumé elle définit la limite entre l’atmosphère terrestre et l’espace.

Et c’est autour de cette ligne que se chamaille actuellement Jeff Bezos et Charles Branson pour savoir qui a été réellement dans l’espace avec sa petite fusée. Le second étant le premier (mais 10 km en dessous de la ligne) et le premier le second, mais par contre bien au dessus de la ligne de Karman.

Une querelle scientifique, business mais aussi et surtout de reconnaissance.

Moi ce que j’en dit, c’est surtout qu’ils auraient peut-être bien mieux pu utiliser leurs colossales ressources financière et leur énergie. Genre pour supprimer la fin dans le monde ?

Les photos de vacances

Pour moi quand on montre ou partage ses photos de vacances à ses amis (avec les commentaires qui vont avec), c’est clairement pour obtenir de la reconnaissance.

C’est par exemple pour faire la preuve qu’on est

  • assez riche pour aller quelque part
  • assez courageux pour faire quelque chose
  • assez malin pour dégoter des bon plans pour
  • assez performant dans un truc

Les bars de la plage de Pamplonne

Vous vous êtes déjà balladé sur l’allée qui longe la plage de Pamplone ? Face à la mer vous avez de nombreux bars, restaurants, clubs de plage tous plus guindés les uns que les autres (poke Tiki Club, Moorea, Shellona etc…).

Faites y un tour au moment du repas.
Vous n’y verrez pas les stars. Elles sont au fond car on est déjà fait une overdose de reconnaissance publique.
Par contre sur les tables (remplies de bouteille de champagne et de cocktail) du bord du chemin, vous y verrez la jeunesse dorée européenne ou les groupes d’amis venus jouer les starlettes éphémères. Bien devant pour que tout le monde les voit.

Choisir la chanson dans la voiture

Je sais pas vous, mais dans ma famille quand il s’agissait de choisir quelle musique on met dans la voiture, c’était toujours un énorme bazar et source de conflits.

La grande voulait qu’on mette sa playlist, la petite la sienne et papa / maman n’était pas fan de l’idée d’écouter ni l’une ni l’autre.

Ce qui m’embêtait le plus là dedans (je parle au passé car j’ai trouvé l’astuce ci-dessous), c’est surtout que je ne pouvais pas profiter de ces moments pour essayer de faire découvrir à mes filles d’autres type de musique qu’Ariana Grande.

Mais ca c’était avant.
Avant que je comprenne que ce qui créée cette situation cétait avant tout le besoin de reconnaissance : mes filles n’avaient pas forcément besoin d’écouter leur musique mais qu’on les écoute elles, qu’on prenne leur avis en considération. Elle disait en fait : hého la devant, on existe, on a aussi le droit de donner notre avis !

Pour contourner le problème, on a trouvé le truc suivant : on met la playlist des parents, mais ce sont les enfants, à tour de rôle qui donnent un chiffre. Ce chiffre représente le nombre de fois où j’avance jusqu’à la chanson suivante.
Résultat : on écoute de la musique des parents, l’avis des enfants est pris en compte et elles découvrent des nouvelles chansons au passage.

Le voyage de rêve sans souvenir

Dans un livre que j’ai lu récemment, j’ai découvert l’expérience que je vous décris ci-dessous. Elle m’a de suite fait penser au besoin de reconnaissance.

Il a été proposé à un groupe de personnes de choisir entre

  1. Faire le voyage de leur rêve mais n’en garder aucun souvenir
  2. Faire un voyage normal et en garder des souvenirs

60% ont choisi l’option 2.
Selon moi, au delà du fait d’avoir des souvenirs, le choix 2 s’explique aussi par leur envie de pouvoir raconter leur voyage à leurs amis et obtenir un peu de leur reconnaissance sur ce chouette choix de voyage.

Le TGV à Bouzolles

C’est la scène de départ du film Les Tuches 3 : leur petit village va enfin accueillir (ou pas, suspens !) le TGV. Pour moi un signe immense de reconnaissance de l’existence du village et donc de ses habitants.

Ce sentiment de reconnaissance ferroviaire, je l’ai aussi compris dans la vraie vie en échangeant avec les habitants de Laval.
Pendant longtemps, le TGV Paris-Rennes s’arrêtait en gare de Laval. Sauf qu’un jour, la SNCF a décidé de supprimer l’arrêt pour des questions de temps de parcours, et les lavallois voient désormais le TGV passer, mais plus s’arrêter.
Au delà de la baisse évidente du niveau de service pour les habitants, c’est surtout le manque de reconnaissance de leur ville qui ressort quand tu écoutes les gens critiquer cette décision parisienne.