La demande en mariage

Ca fait en général partie des plus beaux moments de sa vie.
De son qu’on aime raconter dans les soirées entre amis pour montrer à quel point il était magique ce moment.

Je pense qu’on ressent ça car c’est un des moments de sa vie durant lequel on a eu le plus d’attention via cette super mise en scène organisée par quelqu’un juste pour nous (y a quand même quelqu’un qui se met à genoux pour nous). Un des moments de sa vie où on se sent unique, ou l’autre reconnait qu’on est unique et qu’il propose de le dire à la terre entière en se mariant avec nous.

Et du coup évidemment quand le mariage est annulé, bah c’est l’inverse

LE besoin au coeur de la communication non violente

Développée dans les années 60, par le docteur Marshall Rosenberg, la Communication Non Violente (appelée aussi CNV) s’attache à instaurer entre les êtres humains des relations plus harmonieuse et respectueuses. Théorisée par Gandhi, apôtre de la non violence, cet outil de communication verbale est recommandé pour la résolution de conflits et permet de développer une meilleure relation à soi.

Il se base notamment sur une meilleure prise en compte des besoins fondamentaux des êtres humains, chez soi et chez les autres.
Les voici rangés par grandes familles :

Je pense que le besoin de reconnaissance est un peu un super besoin qui est à l’origine de quasi tous les autres.

Du coup pour essayer de le démontrer j’ai cherché à savoir (avec l’aide de la méthode des 5 pourquoi) pour quelle raison profonde on cherche au final à remplir les besoins listés ci dessus
Et ma conclusion c’est qu’en fait, tous nos besoins, on cherche à les remplir pour une seule raisons : prouver (faire reconnaitre) qu’on a le droit d’exister.

Et on le fait :

1/ En remplissant nos besoins de survie et de sécurité pour prouver qu’on est assez forts pour exister. La preuve, on est tellement fort qu’on peut-même s’accorder des moments de récréation.

2/ En remplissant les besoins d’identité et liberté pour prouver qu’on est différent des autres. Et que par conséquent on a un rôle à jouer que d’autres ne peuvent pas faire à notre place.

3/ En remplissant les besoins relationnel, de participation et de sens pour prouver que notre présence sur terre est utile à quelque chose / quelqu’un.

4/ En remplissant les besoins d’accomplissement et de célébration pour prouver notre présence sur terre a été utile (et laisser une trace).

Et un peu sur le même principe que la CNV demande de faire attention à ses besoins et à ceux des autres, quand je dis prouver, c’est autant se le prouver à soit-même que le prouver aux autres.

Je n’ai pas le temps

Dire à quelqu’un Je n’ai pas le temps de jouer / discueter / déjeuner / ….avec toi et interprété par l’autre comme un manque de reconnaissance.

Puisque finalement quand on dit qu’on a pas le temps de faire quelque chose, ce n’est pas réellement qu’on a pas le temps, c’est qu’on décide de consacrer ce temps pour autre chose.
Et donc que ce autre chose est plus important.

Le sens de l’effort

C’est une émission qui passe sur M6 où un ancien militaire prend en main un groupe de jeunes descolarisés pour essayer de les remettre dans le droit chemin. J’ai regardé cette émission car je voulais voir un peu comment il allait s’y prendre, les leviers qu’il allait utilisé etc…

Et ça n’a pas loupé.
Le principal levier de motivation utilisé par l’instructeur quand il échange avec les jeunes c’est : faites-le pour rendre fier vos parents ! Ou autrement dit, pour obtenir leur reconnaissance (et au passage satisfaire la leur d’avoir été des bons parents).

En regardant l’émission j’ai trouvé un autre point où le besoin de reconnaissance à son importance.
La méthode utilisée ici, toute caricaturale et parfois excessive qu’elle soit, n’a au final qu’un seul objectif : redonner de la confiance en eux à ses jeunes. Et ça jauge de confiance en soit, pour moi on l’a remplit à l’aide de signe de reconnaissances obtenues de la part des autres.

Les live twitch

J’expérimente de plus en plus souvent le regardage de sessions live sur twitch en remplacement des mes séries ou films tv. Je regarde notamment Unastitled (petit coup promo) jouer de la musique.

En prenant un peu de recul, je me dis que ce qui me plait bien, même plus que la musique, c’est de pouvoir interagir. De pouvoir laisser des petits messages et surtout, que l’artiste les lisent et y réponde en live.

D’ailleurs, quand je regarde avec mes enfants, leur premier réflexe n’est pas d’écouter, mais de me demander de dire qu’on est en train de regarder dans le chat. Objectif : recevoir au milieu de la chanson un petit message (de reconnaissance) personnalisé live de l’artiste !

Et toi il a coûté combien ?

On sort juste de la période de Noël.
C’est donc normalement le moment pour nos enfants de jouer avec les (trop) nombreux jouets qu’ils ont reçu.

Mais comme je le disais dans un autre article, la priorité pour eux n’est en général pas de jouer mais de montrer aux copains ce qu’ils ont reçu.

Sauf que cette année, j’ai eu une variante.
Lors de la fameuse séance de déballage de tous les jouets reçu à Noël devant le meilleur ami, l’argent est venu s’inviter sur la table :

tu sais, ce jouet il a coûté 58 € !
Que ça ?
Ma grand mère a payé 152 € pour m’acheter celui là !

Un autre moyen pour l’enfant d’évaluer l’attention et l’importance reçu de la part de la personne qui lui a offert le jouet.

L’effet de levier

L’autre jour j’écoutais une vidéo sur le fameux effet de levier que cherche à faire jouer les startup quand elles vont à la quête aux financeurs.

On y apprenait que « si par exemple vous arrivez à obtenir un financement de 100 000 € par des investisseurs privés, l’effet de levier vous permettra d’en obtenir autant de votre banque. »

Quel rapport avec le besoin de reconnaissance ?

J’y viens.

Quand vous décidez par exemple de vous lancer dans l’ouverture d’une boulangerie et que vous allez voir votre banquier, ce dernier à des repères : zone de passage, surface du local, clientèle déjà existante, diplôme de boulanger ou pas. Ces repères lui permettent de se faire une idée, et de sécuriser sa décision de financer votre entreprise.

Pour les startup c’est un peu différent.
Ce sont des entreprises qui par définition sont sur un nouveau marché, avec une nouvelle offre. Et donc sans repères. Les banques Le banquier (c’est bien un humain qui décide) rechigne donc souvent à investir, par peur de perdre l’argent prêté. Et surtout (c’est pas son argent au final, donc pourquoi il aurait peur), peur de devoir rendre des comptes à ses supérieurs sur sa décision malheureuse d’investissement.
En résumé, d’être jugé comme étant un mauvais banquier

C’est là que j’en viens à mon fameux effet de levier.

En gros, l’effet de levier c’est le fait que suffisamment d’autres gens (investisseurs, BPI) décident, avant le banquier, d’investir dans un projet.
Le banquier du coup rassuré, a moins peur du jugement de ses supérieurs (il pourra dire qu’il était pas le seul à s’être trompé) et peut donc plus sereinement décider de mettre lui aussi de l’argent sur la table.

Cookies show

L’autre jour, ma fille de 9 ans a sauté le pas de faire pour la première fois la cuisine toute seule. Elle a décidé de faire des cookies comme une grande.

Et elle l’a fait.
Elle l’a fait en me racontant tout dans les moindres détails : les étapes qu’elle réussissait, les décisions qu’elle prenaient, l’application qu’elle m’était à faire les petit tas etc.

Je pense que pendant 1h, j’ai du au moins lâcher 30 c’est bien ma fille !

Et une fois les cookies bien dorés, ultime étape avant la dégustation : la photo pour envoyer à maman. Puis pour finir une immense fierté de nous les faire goûter, et un grand plaisir pour mes papilles.

Tu ne vas quand même pas y aller tout seul ?

Ca fait plusieurs fois que je décide d’aller voir un match de foot seul. Et chaque fois, au moins une personne m’a fait la remarque suivante : mais tu y vas tout seul ? Comme si le fait d’y aller seul était un marqueur d’une mauvaise capacité sociale à se faire des amis (et à les embarquer avec moi au foot).

J’avais d’ailleurs eu le même genre de remarques quand j’avais décidé de partir seul en vacances l’été dernier.

Bref, si j’ai envie de faire un truc, si quelqu’un veut m’accompagner tant mieux, sinon tant pis je le fais quand même, sans me préoccuper du regarde des autres.

Harcèlement scolaire

Sujet chaud du moment dont les médias parlent énormément. Je suis persuadé qu’une des meilleures façons de se protéger contre se fléau c’est de remplir au maximum sa jauge de besoin de reconnaissance.

Histoire d’avoir suffisamment confiance en soi pour ne pas porter attention aux moqueries, qui, trop prises à coeur peuvent malheureusement amener à des situations extrêmes de suicide.

A noter que les auteurs des moqueries, eux, le font pour obtenir la reconnaissance de leur pairs.